Posté par christanil
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L'ombre des arbres du jardin du Luxembourg offre t-elle suffisamment de discrétion avec tous ces fantômes?
Dans les jardins du Luxembourg, passe le fantôme d'Eugène Cochet.
Il mâchouille un poème.
Les quolibets, les farces cruelles, la folie ne sauraient plus l'atteindre.
Il marche, contemplant l'irisation insolite d'une parole en l'air.
Je ne l'aborderai pas.
Je sens sous ma paume ton épaule, le lisse rappel à l'ordre.
Tu es belle. Ta robe est bleue. Ce bleu et moi n'avons jamais cru aux fantômes, nous nous foutons de la poésie, et la même chair nous hante.