reste le fait de retenir les bons cotés
cela peut servir de guerison quand la douleur essaye de s'accaparer d'un corps qui se ronge
Un printemps après l'autre, je vous ai cherché,
Pour l'hiver, c'était autre, je me suis calfeutrée.
Quand le ciel se levait je vous croyais présent,
Aussitôt qu'il pleuvait, j'étais comme une enfant.
Vous m'avez torturé plus que tout au monde,
Mais jamais de regrets n'ont pris part à la ronde.
Ces instants étaient pleins comme le cœur d'une mère
De l'instinct qui l'étreint devant l'or de sa chair.
Les mots n'ont plus de sens depuis que nos chagrins
Ont aboli l'absence et le poids de mes mains.
Celles que vous aimiez, divines, vos déesses,
Dessous l'empire de qui vous quémandiez caresses.
Menant, depuis, la vie désœuvrée et sans but
De ceux qui ont perdu le goût de toute lutte.
Les mains et l'âme vides errent dans le désert,
Mais cette peur du vide, n'a de pire que l'enfer.
Ce texte figure dans la sélection de ELYSE (L'absence vous remplit à chaque seconde...lancinante, angoissante, avec sa kyrielle d'images anciennes, ses bonheurs enfuis... On est habité par l'absence dont le rappel nous réveille en pleine nuit. Mais elle construit aussi une autre personnalité qui sait mieux répondre aux signaux précurseurs de ce qui pourrait nous amener à subir encore les tourments de l'absence. bisous à toi . )