Les fleurs des champs sont celles qui ont plus de racines.
Elles reviennent, fidèles, chaque année de labeur.
Pas besoin que l’on sème, c’est leur âme assassine
Qui étend, sans vergogne, leurs plus douces couleurs.
Votre force est celle des éternels opprimés.
Vos cousines, sauvages, entre pierres des tourelles
Poussent, sans prendre ombrage, d’être les mal aimées,
Parsemant le chemin qui mène à Compostelle,
Je veux faire votre cause, une cause nationale,
Faire œuvre de baveux, défendre votre honneur
Contre l’âme trafiquée de vos sœurs de serres.
Quelle pâle beauté, celles qui n’ont d’égales
Que le nom poétique qui est celui de fleurs
Je vous offre, pour finir, ce modeste concert.