...monopolisent-elles l'âme, le mystère, la spiritualité?...
Ces facultés de l'esprit sont le trésor de toute vie humaine, en sa singularité en même temps que sa confrontation à l'altérité.
Aussi suis-je infiniment triste de me rappeler le temps où, petits jeunes, nous nous foutions complètement des origines, traditions et autres coloriages féroces. Nous ne nous ne demandions simplement si la personne était vivante, ouverte au débat, à la musique, à la nuit blanche - la vierge des chuchotements -, au fou rire, voire au péché...
Que ce dernier mot existe encore sérieusement suscite synchroniquement mes larmes et mon fou rire.
En ces temps -jadis donc - la Bible, le Coran et autres textes n'étaient "sacrés", que pour ceux qui les estimaient tels. Pour moi, ils n'étaient précieux qu'au titre d'un merveilleux témoignage humain poétiquement bouleversant, comme L'Odyssée, comme Perséphone, Dionysos, Aphrodite, Maldoror, La révolution surréaliste... Lancelot, le chevalier à la charrette... Mais maintenant, fini, je renoue avec la compétitivité. Ca va s'agenouiller un max (mes disciples, s'entend, car, comme Desnos, "la prière jamais n'a sali mes genoux".)