LE VIDE
Le vide m’attire, la nature me vide
L’amour me fuit, la fuite n’est pas amour
Je haï la souffrance, m’est haïr est une souffrance
Le vide m’obsède, comme la chute obsédante
Du déclin humiliant, de mon corps humilié
J’injurie mes tares, quand je suis pris à défaut
Car mes défauts sont mais plus grandes tares
J’écris alors pour être, être me donne envie d’écrire
Exister devient une comédie, j’aime jouer la comédie
Si la vie est une scène, sur scène je vis
Acteur de ma vie, mon rôle m’a fait acteur
M’exposer est un défi, et les braver relève du défi
Même mon utopie a des allures d’envies
Que je cache derrière une triste mélancolie
Parfois sur le pied de guerre, par un déclic
Qui s’opère, j’aimerai faire juste un clic
Dans mon imaginaire, être raccord, sans larsen
Improvisant des notes, chef d’orchestre même
Ma chorale aurait mon attention, sans les tensions
Mon esprit entièrement occupé a donné
Le vide désarmé, le temps que ma nature soit exaucée

