Posté par Loup gris
le
Si triste et pourtant si beau, j'ai aimé votre texte qui rend si bien cette douleur.
Un soleil chaud, malgré l’hiver,
Un jour de plus dans ce désert
Où toutes les heures en ton absence
Sont si cruelles d’obsolescence.
L’hiver s’étire jusqu’au sommeil
Jusqu’à étreindre le soleil
De ses mains moites et paresseuses
Rendant la vie bien plus poisseuse.
Un jour pour rien puisque sans toi,
Un jour pour rien puisque l’effroi
C’est abattu un soir de lune
Et m’a couverte d’infortune.
Le jour s’épanche – Pour qui ? Pour quoi ?
Moi prisonnière de mon carquois.
Mais la nuit vient, je la saisie
Je m’y calfeutre, avec envie.