Posté par hélène
le
D'une douceur infinie et empreint d'une tendre compassion pour l'If dénué de protection. Il est très beau et nous berce....ou bien est-ce le frêle balancement de l'If dans l'heure du soir. Merci à vous.
Sur les bois endormis, règne le lourd silence,
Et J'imagine l'if, qui de tous est plus haut,
A l'astre demander de lui faire un manteau,
De fils d'argent glacé, pour son corps qui balance.
Tout l'été installé, le dur soleil lui lance,
Des rayons si brûlants, qu'ils en sont infernaux,
Lui, qui ne peut s'abriter sous de frais chapiteaux,
Comme ces pins touffus, dans le jour qui s'avance.
Il doit rêver d'un grain, qui au petit matin,
par les tendres assauts de gouttes cristallines,
Picorent sa toison, de baisers libertins.
Mais à l'aube rubis, quand le soleil a lui,
Je guette, toujours là, dans la nuit qui s'enfuit,
Le cercle plus blafard de la lune opaline.