Posté par Loup gris
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Qui n'aimerait la campagne en lisant ces vers? Toujours égale à vous même, vous peignez très bien cet instant tout comme votre illustration.
La campagne s'endort dans un vol d'éphémères
Qui blanchissent le vent et des chardonnerets
Festoient, au milieu d'eux accrochés aux bruyères,
Minuscules drapeaux au soleil des adrets.
Les oliviers d'argent et leurs troncs centenaires
Vibrent dans l'air du soir, et sur les vieux murets
Les chats viennent choisir leurs belles partenaires
Et à la mi-août se feront peu discrets
La chaleur s'atténue à l'heure du couchant
L'air venant de la mer propose un contrechamp
A la modulation qui n'est pas équivoque
De l'appel amoureux qui depuis ce tantôt
S'élève insistant derrière la bicoque
D'un galant en goguette, épris de bel canto