C’est un espace à vivre, un rien inoccupé,
Un grenier où s’entassent les ombres et la poussière,
Un abri de jardin où s’installent confinés,
Les outils et engins dont aucun ne s’enquiert.
A l’avoir voulu libre, valeureux et si fier,
Il est vide de sens, tout ridé comme un vieux
Qui s’épuise à chercher le soleil d’hiver,
Pour garder bien au chaud ses souvenirs miteux.
La couleur lui manque, je vous l’offre en partage.
Habillez-le d’or, rouge sang, ou bien mieux,
Insufflez lui vie par vos mots, c’est un gage
D’amitié inusable qu’il cherche dans vos yeux.
C’est un cœur bonnement, qui ne peut vivre seul.
Mais d’amour lui aussi, ne sera pas bégueule.