Le repos éternel©Ce texte est protégé par un copyright.
Un jour se sera moi que l'on mettra en terre.
Un jour se sera moi, l'on n'en fait pas mystère.
Le froid sera-t-il tel que les portes de l'enfer
Me resteront fermées pour cause de courants d'air.
Ou bien c'est la chaleur qui terrasse les gens
Et leur fait dire : « J'espère la voir avant longtemps ».
Peut-être une douceur qui sera printanière
Adoucira les cœurs, comme un brin de bruyère.
En toute bonne foi, m'importera le temps
L'ultime soupir sera, poussé depuis longtemps,
Quand vous viendrez me voir, le jour de mise en terre.
Tachez tout bonnement d'être en ce cimetière,
Léger comme on peut l'être de quitter tous ces cuistres
Et d'écrire son nom, tout en bas du registre.
(Lairedubeau)
Commentaires (7)
Mais toujours avec délicatesse et douceur, comme dans l'ensemble de vos textes d'ailleurs, qu'ils soient mélancoliques ou gais, chauds ou bleus. J'aime y voir là une forme de sagesse.
J'ai cru comprendre que vous étiez sensible à la ponctuation. Votre virgule est de toute beauté : l'ultime soupir sera. C'est une vérité objective.
Qui nous diront du Lamartine,
Du Ronsard ou bien du Prévert,
Pour oublier l'humeur chagrine.
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