Plus me plait l'énergique tac-tac du pic-vert sur les branches mortes,
Que le trakatraka du marteau piqueur du flemmard derrière ma porte.
Plus me plait le doux chant du coucou raisonnant dans les bois,
Que cette exécrable sirène qui n'en finit pas de percer mes tympans.
Plus me plait le vol stationnaire de l'épervier guettant sa proie,
Que ce trop bruyant hélico qui observe et prend tout son temps.
Plus me plait de sentir l'odeur de la rosée le matin dans l'airial,
Que les gaz d'échappement de la rue qui se rue immobile au travail.
Plus me plait de flâner, contempler la nature,
Que, dans la foule en furie, être jeté en pâture.
Enfin, au travers des arbres, contempler le couchant que le soleil enflamme,
Qu'entre les immeubles, les poubelles qui crament.