Posté par hélène
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Je l'aime bien votre sonnet ; il est baigné par une forme de nostalgie d'un temps passé pourtant douloureux. En fait, il allie la douceur et la haine... fondant du ciel.
Elle a poussé en nous cette fragile fleur
De l’enfant qu’on était tout empli de soif vaine
Ne pensant pas encore à cette immense peine
De l’abandon secret de rêves en couleur.
Recherchant le plaisir nous oubliions l’heure
Et nos jeux innocents que la mémoire traîne,
Nous font revenir à ces temps où la haine
Fondant du ciel sur nous apportait le malheur.
La guerre on la vivait, mais de façon étrange,
Car l’amour des parents nous sauvait de la fange
Où la peur entraînait l’homme à son triste sort.
Je garde de ces temps la vision vagabonde,
D’une fillette brune au milieu d’une ronde
D’écoliers joyeux se moquant de la mort.