Le grand large t’appelle, il te faut repartir
Peu de temps, je l’espère, te verra éloigné.
Il me faudra rêver pour ne pas en souffrir
Car ta présence seule, parvient à me soigner.
Les jours passent et l’attente m’oppresse,
Je voudrais être Éole et te pousser vers moi,
Ou encore Neptune pour dégager ta voie,
Mais je suis impuissant, seul dans ma détresse.
Là, dans la grisaille d’une mer maussade,
Que la houle en furie dresse en palissade,
J’envie et maudis dans un même élan
Capitaine, bateau, iles, ports et océan.
J’en appelle à Éros, et implore son secours
Clément soit le temps, que le sort vous épargne,
Toi, ton bateau et tous ceux que tu accompagnes,
Fausse leur compagnie, reviens moi mon Amour.