Et tu changes leur sens, tu arrives à faire dire aux mots autre chose que leur discours habituel.
J'aime.
L'herbe pique ici
Mais l'herbe est grasse
Oh oui, supergrass
Et elle se recrache avec une grâce
Et cette grâce se tâche
quand tu t'effaces
Tu ne sais faire face
A cette masse verte qui dans le ciel se détache
De tes rêves de réalité
Et tu trempes ce ciel dans ton thé
Pour n'en distinguer plus que le reflet
Bon ou mauvais
De ce printemps qui crachait
La fumée de fraicheur qui pleurait
Des larmes acides
Sur tes yeux avides
Dans ton corps liquide
De chemins humides
Un extase de cette herbe lipide
Sur cette cloison cérébrale vide
Et tes sens acerbes
S'ouvrent et gerbent
Et tes sens acerbes
S'ouvrent et gerbent