Voilà, je n'ai absolument rien à me reprocher. Rimbaud l'a dit avant moi : "Je est un autre". Ainsi ne puis-je accabler l'autre quand il s'agit de moi. Mais le problème est que "moi" est un amas biochimique qui fonctionne sans s'occuper de moi et qui, cependant, par pure convention sociale, m'oblige à me prétendre moi. N'oublions pas que cette convention sociale n'est établie que par un ensemble de "moi" qui ne sont pas moins que "Je" un autre amas de molécules soumis à des lois dites "de la nature". Dites par qui ? Dites par d'autres amas de matière qui disent "moi", "je", parce que c'est pratique pour leurs atomes. Bref, je ne vois vraiment pas qui sera pardonné, en fin de compte.