Posté par christanil
le
S'accouder au rebord de la saison, comme c'est joliment dit.
l’heure dans la cité
se promène en chemisette
on entend sur le parking
pétarader
quelques légendes adolescentes
les fenêtres sont grandes ouvertes
et pas seulement
aux murs des bâtiments
le bleu
ici aussi
peut laisser flotter ses sourires
tandis qu’autour du bac à sable
des voix d’hommes se pétanquent
je m’accoude
au rebord de la saison
mon verre s’embue
le whisky savoure avec moi
les petites gorgées du soir
dans la lumière d’été
émouvante
comme une déesse
qui descendrait parler chiffons