un rien
Un soir, en pleine Ville Nouvelle, une pizza paysanne rivalise avec la lune. Je grignote parce qu’il faut dîner, s’intéresser. Conversation, profession, avenir. Je ne me montre que légèrement désagréable. Enfin, au revoir, à bientôt, dis-je à des gens que je ne reverrai plus. Je repars avec toi. Nous contournons enlacés le lac artificiel aux vaguelettes clignotantes, publicitaires, aux noyés sans la moindre chance de légende. C’est toi qui conduis. Je n’ai aucune raison sérieuse de me plaindre. Tu le sais. Tout à l’heure tu me consoleras à fleur de peau, comme ça, pour pas grand-chose, juste un peu de fièvre sur un rien de mort lente.
Commentaires (2)
Posté par dahliane
le
un beau rien
Posté par Hypolaïs Polyglotte
le
Ces gens que l'on croise et les jambes qui se décroisent... bel entremêlé !
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