D'un vieux clarinettiste la longue mélopée
Résonne de ses langoureux sons, tristement
Et chante un pays moribond, gravement
Dans les aluljaros d'une ville parfumée
Dans les aluljaros d'une ville parfumée
Le commerce fleurit et fait des yeux doux
Au touriste, au chaland, à la femme parée
Tandis qu'un groupe andin, gaiement rythme le tout.
Les grands tapis de fleurs qui recouvrent lentement
L'air, le sol et les quais d'une houle de parfums
Tressent une couronne, tissent une robe de neige
A ces femmes-couleur, paradis miroitants
Qui d'un geste impérieux libérèrent le piège
Où des fleurs distillées se morfondaient en vain.