Posté par Réci
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Comme ça, pour rien? Et nous, vos lecteurs alors?
Amitié Hélène.
Amitié Hélène.
Sont-ce les mots que tu chantes dès le fier matin ?
Sont-ce les jours dans mon antre qui tissent mon destin ?
Mais l’humaine déshérence m’est désormais connue
Quand je vis les silences qui me laissent comme nue.
Sont-ce aussi tes absences qui attisent mes envies ?
Sont-ce les heures d’insouciance pareilles à l’eau de vie ?
Les draps, eux, se souviennent du souffle de nos corps
Qui pour une seconde s’encombrent de remords.
Et moi je ne retiens que les aubes infinies
Semblables à ce matin où nous nous sommes unis,
Quand le jour caressant nous chassât de mon lit.
Mais au passage des heures, ce jour s’est endurcit
A réduit mon bonheur en l’écho de son cri,
Transformé cet instant en l’ombre de ma vie.