Posté par nouga
le
quand les vers influent sur ta vie, te rendant (esclave) mais d'une prison dorée, alors ecrire devient l'aboutissement d'un chemin que l'on ne cesse d'emprunter
Ô temple de mes rêves, à l'avenir sans fin,
Que j'aime vous parcourir, sous forme d'alexandrins.
Vous êtes ma sortie, mon monde imaginaire,
La route de mon soi, ma précieuse grammaire.
Me passer de transcrire vos rythmes et vos sons
N'est plus une voie à suivre, vous êtes ma saison.
Ecrire de ces vers est devenu mon vice,
De la fange de vos lettres, j'aime faire un délice.
Vivrais-je loin de vous, plus de 48 heures,
Déjà vous manqueriez aux affres de mon cœur.
Il se nourrit de vous, vous êtes le pain béni,
Auquel j'accorde grâce et même tout crédit.
Car en comblant ainsi les abimes de mon être,
Vous m'êtes devenu aucunement Dieu, mais maitre.