Lentement, au jardin
Détourner du doigt la lézarde de fourmis sur le mur crème
Ecouter la danse fraîche et buissonnante des bambous
Disputer aux abeilles le sucre rose des fleurs de trèfle
Détisser, indigne Pénélope, la toile de l'araignée
Raconter les nuages à travers la paille du chapeau
Suivre le balancement des glycines contre la vigne rosissante
Envisager tartes, compotes et crumble, toutes les poires de l'arbre
Faire, au chat qui la réclame, de la place sur la couverture mille-fleurs
Lentement, au jardin, se déprendre de tout, se défaire de soi.
Commentaires (6)
Posté par Réci
le
Ca sent bon le frais, c'est agréable. On a retrouvé du On'x.
Posté par Etreneant
le
OsmoseQu'il agréable de lire ce qu'on aurait pu écrire, ayant partagé les mêmes sensations. Juste remplacer dans mon cas, tartes par confitures et poires par fraise, cassis, mûres... Merci pour ce moment d'osmose...
Posté par Within--Lara
le
Ça c'est bon ! Il ne faudrait jamais faire attendre ces petits moments plaisants de la vie, si joliment et si fraîchement d'écrit par vous !
Posté par animaldan
le
Ca sent -que dis-je...- ça embaume la fin d'été, la "demi-saison" proche et sa suavité... Foin (!) des canicules, serinons serein... C'est juste... beau et doux... Merci..!
Posté par Jean-Mi
le
et se rappeler à quel point nous sommes enfants.
Posté par Loup gris
le
Le jardin, un bout de nature ou on peut se ressourcer à volonté, apaiser l'esprit et oublier ses soucis!
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