Toujours l’aube lui succède et le vent la ramène
Comme un astre lointain retrouvant son chemin.
La nuit folle nous inonde de son air poupin,
Effaçant au matin, toutes les scènes obscènes.
Son courant est un flot qui s’écoule sans à coup,
Seul l’homme qui vous manque la fait rendre plus sombre.
On y trouve la paix, patinée de pénombre,
Libérer des regards et du poids du licou.
Sont-ce tes mains sur mes hanches ou ta voix caressante
Qui rendent la nuit beaucoup moins menaçante.
Elle se drape de nos cris, de nos jeux comme atours,
Des plus belles soieries, parsemées de velours.
Je les aime ces nuits attisées par l’attente,
Plus de crainte, ni de peur, seulement ta servante.