Posté par Loup gris
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Une souffrance annoncée, une douleur à venir, tristement beau, les poèmes sont aussi un exutoire, amitiés, Loup.
Comme un coup de tonnerre dans un ciel serein,
Bleu azur, myosotis ou cobalt et soudain
Joli mois de Mai, traître, perfide héraut
Du malheur
J'ai vu cette grosseur sur ta clavicule,
Funeste et sournois présage, préambule
En ce fourbe joli mois de Mai, ce bourreau
Du malheur
Massant ton épaule douloureuse, j'ai vu...
Comme une oracle involontaire, j'ai entrevu
Ton malheur
Mais je ne savais pas... Non, je ne voulais pas !
Lors je n'ai pas compris car je ne voulais pas
Ton malheur
Dans un sournois ciel de Mai s'avance le destin
Abject et funeste envoyé clandestin
Du malheur.