Hélene vous ne vous êtes pas égarée , vous avez voyagé
et moi avec
bravo
Un train qui s’en va et des vies qui s’arrêtent,
Ces tonnes de visages qui jamais ne reviennent.
Un passage dans la vie, un passage dans le temps
Tous ces gens qui émigrent, comme une fuite en avant.
Plus on est dans la foule, plus le manque est cruel :
Abyssal, monstrueux, vide Pantagruel.
Comme la goutte de sirop camouflée dans l’eau pure
Où se cache celui pour qui mon cœur endure.
Revenue dans mon nid, dans l’ombre et le silence
C’est la vie que je fuis et sans nulle partance.
Le miroir de l’autre me fait peur et pourtant
Je le cherche et me vautre dans les affres du temps.
Le wagon de mon cœur s’en revient à la gare
Grâce à vous je me fuis, grâce à vous, je m’égare.