Puisque vous en êtes à l'haïku, chère Hélène, voici un petit sonnet en hommage au Japon:
Aux îles du Japon, à l'heure du colibri, La belle maiko, dans son kimono blanc Entonne un haiku, alanguie sur un banc: Dans le ciel de printemps, l'hirondelle a souri.
Dans ce doux paradis du cerisier fleuri, Le fils du samouraï allongé sur le flanc Ecoute le pinson, petit compagnon franc. Ô pays du Levant, d'Izanagi chéri!
Mais le bol de saké sur le beau tatami Est tombé: Jizo a tremblé; le tsunami A bien tout avalé: l'azalée, le bonzaï...
Emma-O et Benten, en un seul Lucifer Ont fait de ce jardin un petit coin d'enfer. On l'aimait bien avant... il s'appelait Sendaï.
Qu'ai-je à rajouter à ces vers fins, délicats, Qui disent la détresse de ce peuple discret, Avec tant de pudeur qu'ils en seraient très fiers. Vous leur rendez hommage avec beaucoup d'éclat.
Très chère Hélène, vos Haiku font merveille A vos écrits nos jours s'éveillent Ainsi je le suis, heureux de compter Parmi vos amis, c'est bien escompté
Cher Gilbert, te voici revenu Tout en force et ce, sans retenue D'affres nippones tu t'évertus Tsunami, nous l'aurons reconnu