Cette folie humaine qui pousse à vouloir
Toujours moins de peines et plus de pouvoirs,
Fomente toute les guerres, suscite tous les espoirs.
Pendant une courte trêve, faisons face au miroir.
Du plus loin qu'il souvienne, des temps immémoriaux,
Que ce soit sous couvert de rites ou d'idéaux,
L'homme se laisse abêtir et devenir abject
Si l'on a su trouver les termes qu'on lui injecte.
Chez les croisés déjà, c'est par la vilenie
Qu'on a levé la masse pour une terre bénie
Où flottait l'oriflamme d'un impudent messie.
Gardons le coeur ouvert, alerte et désireux
De maintenir la paix, sans jamais croire aux voeux :
Rien n'habite dans le ciel et vides sont les cieux.
Astruc Martingale