C'était le futur que tu attendais
Avec un avant goût de présent, tel
Un éventuel devenir de l'Après
Tu vois ta montre : le Temps prend la fuite
Elle coule, le Temps l'entraîne, même elle !
L'aiguille de ta vie tourne trop vite...
L'énorme Cadran, qui te crie "trop tard!"
Te surplombe de toute sa hauteur,
Dont tu ne peux détacher le regard,
Fascine, obsède jusqu'à la Mort
Souviens-toi, le temps est un prédateur
Qui ronge ta vie sans aucun remord...
Bien sûr, l'Enfance t'allais à ravir
Hélas, Le Temps t'as vite rattrapé
Les rides au coin des yeux : c'est ça vieillir
Et oui, Il adore se jouer de toi
Et puis, il ne sert à rien de lutter
Car tu sais qu'il règne sur nous en Roi ...
Oui, ta mémoire flanche maintenant
Mais sans nul contrôle, nous savons
Retrouver tous nos souvenirs d'antan
Par accident, et non par volonté
C'est alors que nous nous apercevons
Que le temps entre nos doigts a glissé...