Insomnie
Les yeux grands ouverts, je contemple la nuit.
Artificielles lumières, pour repousser mes peurs.
Mes hallucinations creaient un climat d'horreur.
Je dessine un poisson, et trompe mon ennui.
Le silence soulign', les heures de solitudes.
Alors je me résign', à attendre en tremblant
La fin de ce supplice, de ce nocturne instant.
Et j'attends ma complice, l'aube et sa plénitude.
L'insomnie qui me ronge, et rallonge mes jours,
Dans l'inquietud' me plonge, et raccourci ma vie.
Pendant ces heures d'agoisses, compagnes d'insomnie,
Sans que je l'avouasse, je me hais chaque fois plus.
Et quand l'aube me délivre, traversant les nimbus
Je suis soulagée ivre, de voir enfin le jour.
Et m'endors de bohneur.
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