Posté par Gilbert
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Chère Hélène, vous êtes bien modeste... J'aime votre prose même si, comme à d'autres, je n'ai pas toujours l'occasion de le dire, étant paresseux de nature.
Muse est allée faire sa cour
A un autre poète. Dans ce coeur,
Plus rien ne demeure.
J'attends que tu m'ouvres,
L'espace d'un instant,
Une fenêtre sur cour,
Pour y voir les images
D'où naitront ces pages
Qui disent mes tourments.
Mais ma muse, ne m'abandonne point.
Sans tes dires et tes soins,
Je ne puis abreuver ma pauvre âme humaine.
Les couleurs, les senteurs sont de nouveau vaines,
Si tu restes éloignée
De l'immonde réalité.
Piètres yeux humains
Qui seuls ne distinguent
Qu'un brouillard instable
Et ce flou qui m'égare.
Ô Muse souveraine !
Que nos retrouvailles
Donne à cette noirceur
L'ivresse de tes heures,
Et la joie éphémère
De nos épousailles.